HISTORIQUE DU COMPLEXE SCOLAIRE LA FRANCHISE

Dans le souci de promouvoir une éducation de qualité, le Gouvernement National de la République démocratique du Congo a mis l’accent sur la scolarisation des enfants (filles et garçons) pour enfin permettre son épanouissement intégral et former une jeunesse capable de défendre son intégrité nationale.  Cela étant, nous avons constaté que ce dernier ne joue pas totalement son rôle entant que premier garant de l’éducation au niveau national.

C’est ainsi qu’il a donné une autorisation à tout individu ou groupe d’individu capable de répondre à son objectif de créer une école d’application pour permettre de lutter contre la forte croissance des analphabètes en RDC.

Eu égard à ce qui précède, la RDC enregistre encore aujourd’hui un taux élevé des enfants non scolarisés dû par une multitude des problèmes d’ordre social, économiques, politiques etc.

En 2010, d’après les résultats établis par l’UNICEF, le taux de scolarisation de la jeune fille au Congo était encore évalué à 27% sur toute l’étendue nationale et le taux des analphabètes continuait toujours à accroitre, dû essentiellement à l’insécurité politique dans le pays, à la pauvreté et à un faible taux des parents intellectuels, etc.

La Province du Sud-Kivu étant l’une des 26 actuelles provinces de la RDC n’est pas épargnée de ce problème d’ordre social encore qu’elle est la plus touchée par la domination des groupes armés et où règne jusqu’aujourd’hui l’insécurité depuis 1997, début du règne de Monsieur Laurent Kabila. Son taux d’analphabétisation ne continue qu’accroitre par manque d’écoles répondant aux normes standards internationales dans la prise en charge de l’éducation des enfants.

C’est ainsi que le quartier NKAFU, étant l’un de 21 quartiers de la ville de Bukavu et l’un de la commune de Kadutu, a été déclaré le quartier qui accueille plus de déplacés de guerres en provenance des 8 territoires de la Province du Sud-Kivu, à savoir : les territoires de Walungu, Fizi, Mwenga, Kalehe, Shabunda, Idjwi, Uvira et Kabare.

Ce quartier accueille en lui seul plus de 75 % des déplacés dans la Ville de Bukavu et où le taux de scolarisation des enfants est remarqué à moins de 20% par manque des moyens nécessaires à leur survie. Le constat est amer au point que ces enfants vivent aujourd’hui dans les rues, pendant qu’ils devraient être à l’école. Et là, ils sont nommés « enfants de la rue ».

Soucieux de ce grand problème, nous nous sommes décidés d’encadrer ces enfants en créant une école capable de répondre aux besoins de ces déshérités, pour pallier tant soit peu à ce problème qui ronge le cœur de ces parents en difficultés.

C’est dans ce sens que depuis l’année scolaire 2015-2016, nous avons créé le Complexe Scolaire La Franchise dans le but de la prise en charge de ces enfants en difficultés.